Dépistage à partir de 45 à 50 ans du cancer de la prostate, dosage de la PSA et mutation génétique BRCA2
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Menelas
Messages : 6
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Dépistage à partir de 45 à 50 ans du cancer de la prostate, dosage de la PSA et mutation génétique BRCA2

par Menelas » Ven 31 Juil 2026 05:28

Bonjour,

Petite note informative qui peut vous changer la vie. En mieux !

Il existe une méthode mise au point dans les années 1970, qui consiste pour les hommes ayant 45, 50 ans et plus à faire un test sanguin d'un marqueur lié au risque de cancer de la prostate, le marqueur PSA.
(Prostate-Specific Antigen).

Dans cette vidéo, le médecin généraliste britannique Laurence Quinn explique que la découverte de cet antigène spécifique de la prostate par le docteur Richard Ablin a lui-même déploré que cette mesure ait abouti à un désastre de santé publique.

Durée du propos : 10 minutes 40 secondes.
https://www.youtube.com/watch?v=2qL0OWZY0CM

Cela a abouti à faire évoluer par les autorités les pratiques de dépistage car au final, on a mal opéré trop de gens, pour rien.

Depuis une cinquantaine d'années, ce marqueur sanguin PSA a mis en évidence que cet organe peut avoir un dérèglement et mettre davantage de PSA dans le sang, pour diverses raisons.

Cela peut être dû à un gonflement bénin, le fait de faire du vélo où d'avoir baisé 2 jours avant le dosage du PSA, ce marqueur signale surtout des cancers bénins, et a fait la fortune de pas mal d'hôpitaux et de médecins avec des suppressions préventives de la prostate ...qui n'avaient pas lieu d'être.

La prostate peut devenir cancéreuse de deux manières : une manière agressive et à évolution rapide, souvent fatale, parce que cela donnera des métastases aux organes adjacents voire éloignés.

Et cela, le dosage de la PSA ne la voit pas bien ! Ou de manière inefficace.

On a aussi une forme bénigne, à évolution lente, qui amène souvent à mourir ...de tout autre chose.

En revanche, la recherche contre le cancer a mis en évidence un autre facteur d'importance : chez certaines personnes, il y a la mutation du gène BRCA2.

Ce gène est situé sur le chromosome numéro 13 et code une protéine capable de réparer les anomalies du code génétique.

BRCA1 est un gène codant une autre protéine situé sur le bras long du chromosome numéro 17.

Il arrive que dans certaines familles, il y a une "histoire familiale" où le cancer agressif de la prostate est présent.

Les mutations BRCA1 et BRCA2 sont connues pour être liées aux cancers du sein, de l'ovaire, des trompes de Fallope, de la prostate, du pancréas.

Et là, on peut agir, anticiper beaucoup plus valablement qu'avec le seul marqueur PSA.

Pour aller plus loin :

Institut National contre le cancer (INCa) :
https://www.cancer.fr/personnes-malades ... genetiques


Une des fondations américaine contre le cancer :
https://www.roswellpark.org/fr/cancerta ... rca1-brca2

D'une manière générale, il est utile d'être prudent, informé.


Bien à vous

Laurent88
Messages : 44
Enregistré le : Sam 30 Jan 2021 18:09

Re: Dépistage à partir de 45 à 50 ans du cancer de la prostate, dosage de la PSA et mutation génétique BRCA2

par Laurent88 » Ven 31 Juil 2026 06:57

Merci pour l'info.
Ils ont multiplié les tests en tout genre pour "notre bien" et leurs profits

Davidfun
Messages : 17
Enregistré le : Lun 10 Oct 2022 04:49

Re: Dépistage à partir de 45 à 50 ans du cancer de la prostate, dosage de la PSA et mutation génétique BRCA2

par Davidfun » Ven 31 Juil 2026 09:27

a priori les recommandations officielles changes

avant :

à partir de 50 ans doigt dans le cul du toubib et PSA (tous les ans je crois)
(rien contre le ddlc mais celui du toubib dans le cadre d'un vrai examen n'est pas très érotique...)

maintenant : (citation du site officiel de la sécu savoir AMELI FR )

Deux examens de dépistage de cancer de la prostate possibles

Le toucher rectal (examen de la prostate en introduisant un doigt ganté dans le rectum) permet au médecin de vérifier le volume, la consistance et la texture de la surface de la prostate. Cet examen est inconfortable mais indolore.

Le dosage du PSA (antigène prostatique spécifique) permet, via une prise de sang, de mesurer le taux de PSA dans le sang. Le PSA est une protéine produite par la prostate, présente normalement en faible quantité dans le sang.
Il existe des précautions à prendre avant de réaliser un dosage de PSA : évitez de le réaliser dans les jours suivant un rapport sexuel, un toucher rectal, ou une activité physique comme le vélo… Cela pourrait provoquer une augmentation du taux de PSA. Parlez-en à votre médecin.

Ces examens sont-ils fiables ?
Ces deux examens (dosage du PSA et toucher rectal) comme tests de dépistage sont insuffisamment fiables :


Un toucher rectal normal n’exclut pas un cancer car cet examen ne permet de détecter que des tumeurs palpables.
Si le taux de PSA est élevé, cela peut être la marque d’un cancer de la prostate avant l’apparition de symptômes.
Cependant, un dosage élevé ne signifie pas toujours qu'il y a un cancer. En effet, d’autres maladies (hypertrophie bénigne de la prostate ou adénome de la prostate, prostatite, infection urinaire ou cystite aiguë) peuvent aussi augmenter le taux de PSA dans le sang.
Face à une augmentation du PSA, des examens complémentaires (dont des biopsies) seront le plus souvent prescrits pour vérifier la présence d’un cancer.
Dans 70 % des cas, il s’avère qu’un taux de PSA élevé n’était, en réalité, pas lié à un cancer de la prostate et a inquiété l’homme à tort.
Un taux de PSA faible signifie, dans 90 % des cas, qu'il n'y a pas de cancer de la prostate. Toutefois, il peut arriver qu'un taux de PSA soit faible, alors qu’un cancer est présent (10 % des cas).
Les modalités d’utilisation du dosage du PSA et du toucher rectal en tant que tests de dépistage (intervalle entre les dépistages, taux au-dessus duquel un dosage du PSA devrait être considéré comme anormal) ne font pas consensus et la conduite à tenir par le médecin en cas de dosage considéré comme anormal n’est pas standard.

En cas d'anomalie, des biopsies de la prostate seront nécessaires pour confirmer le diagnostic de cancer.


Aujourd’hui, le bénéfice du dépistage du cancer de la prostate n’est pas clairement démontré : il n’est pas certain que ce dépistage permette d’éviter des décès liés au cancer de la prostate. Les deux plus grandes études scientifiques internationales présentent des conclusions contradictoires sur ce point.

C’est pourquoi, en France et à l’étranger, aucune autorité de santé ne recommande le dépistage systématique du cancer de la prostate par dosage du PSA (antigène prostatique spécifique) chez les hommes sans symptôme.

matsport24
Messages : 38
Enregistré le : Jeu 21 Sep 2023 14:20

Re: Dépistage à partir de 45 à 50 ans du cancer de la prostate, dosage de la PSA et mutation génétique BRCA2

par matsport24 » Ven 31 Juil 2026 09:49

Intéressant! Je comprends mieux pourquoi ce dépistage n'est pas systématique (ce que je trouvais aberrant). Mon frère l'a déclaré à 60 ans, il n'avait aucun symptôme et déjà au stade 3 grade 3 je crois, c'était inopérable sans léser la vessie et le sphincter, après des rayons et une hormonothérapie il va bien mais ce n'est pas guéri, il vit toujours avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. Ses médecins nous ont conseillés (ses frères) de faire un dosage PSA tous les ans pour vérifier que tout allait bien, d'autant que notre maman a eu 3 cancers (peau, sein, intestin). A noter que l'absence de vie sexuelle (masturbation incluse) est un facteur prédisposant à développer ce type de cancer.

camilero
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Enregistré le : Sam 4 Oct 2025 16:37

Re: Dépistage à partir de 45 à 50 ans du cancer de la prostate, dosage de la PSA et mutation génétique BRCA2

par camilero » Sam 1 Aoû 2026 16:02

Chacun est libre de penser ce qu'il veut car c'est vrai qu'à partir d'un certain âge le cancer de la prostate évolue lentement !
Pour moi, taux de PSA en ascension fin 2019 avec toucher rectal et ensuite biopsie chez l'urologue début 2020 et prostatectomie radicale début 2020 (avec le robot Da Vinci). Les cellules cancéreuses ne s'étaient pas encore propagées... Mais récidive en 2023 et radiothérapie de rattrapage sur la "couture". Mon choix a été fait en toute conscience et actuellement à 77 ans je me porte bien et sans souci.
A noter qu'en 2006 j'avais vu un patient dans ma chambre d'hôpital qui était atteint aussi d'un cancer de la prostate qui s'est propagé avec des métastases sur les os... l'an d'après il était dans la rubrique nécrologique !
A chacun de faire son choix !

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