Salut à tous,
Vous l'attendiez alors voici la suite ! J'ai seulement eu le temps de relire rapidement donc il y a encore des fautes et coquilles qui trainent.
Pour le prochain épisode, il faudra attendre au moins une semaine.
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JOUR 1 MERCREDIC’est le grand jour, celui du départ, petite érection matinale comme on aime et petit picotement d’excitation dans le le lobe occipital. Levé aux aurores et avec la gaule, ça tombe bien je prends l’avion à CDG (#HumourSturbodouteux). Miguel et Seb partent 1h plus tard depuis Orly. Nous nous retrouverons directement à l’aéroport de Barcelone. Nous pourrons ensuite nous diriger vers notre lieu de villégiature branlistique à Sitges. Le groupe telegram continue de s’animer, derniers préparatifs des valises pour certains, selfie à l’aéroport pour d’autres, ça y est, nous y sommes. Il faudra encore patienter un peu pour ceux qui nous rejoignent durant le weekend.
Quand je suis dans la file d’attente pour l’embarquement, je regarde tous les gens autour de moi. Ce sont des familles, des couples, des groupes d’amis, qui vont surement passer sagement quelques jours à Barcelone. Aussi, je me dis « s’ils savaient le séjour qui m’attend… ». Je me surprends à esquisser un sourire béat plein de malices pendant que quelques pensées lubriques traversent mon esprit. Dans la file d’attente, il y a un ou deux gars qu’on inviterait bien volontiers à se joindre à la batecation eheh.
Je retrouve mes bros à l’aéroport en les attendant avec une pancarte « Frenchy Bators » à la sortie du terminal (bon…ça c’est faux, mais promis les mecs, je ferais ça la prochaine fois !). Je ressens une grande joie lors de ses retrouvailles sous le soleil espagnol, j’ai putain de hâte borrrrdel. Le bus pour Sitges depuis l’aéroport est bien commode, direct, en 35 min, pour 9 euros. Yo est déjà arrivé à Sitges, on le retrouve dans un bar du centre de la ville. C’est la première bière du séjour, une San Miguel, il n’y a pas de hasard. Il est 15h et nous pouvons désormais faire connaissance avec le logement. Miguel a vu juste du début à la fin. Il a choisi un grand appartement en duplex, 3 chambres avec salle de bain associé. Le salon est spacieux et possède un canapé d’angle large et confortable (XP XP). Le logement dispose de deux agréables terrasses extérieures. (SMIRK). Nous prenons nos marques petit à petit avec les lieux, répartition des chambres, et bien sûr vérifications des vis-à-vis potentiels (hihi). On a presque pas de vis-à-vis sur les terrasses extérieures donc ça, c’est un super point... Le salon est adapté pour accueillir des potes de branle et jouxte directement la cuisine, que demander de plus ?! Mig & Seb ont aussi pensé à rapporter des chaises pliantes supplémentaires (on sait jamais..). Enfin, le logement est super bien situé, dans le centre de la ville, à deux pas de tout. Je serais sans doute un très mauvais agent immobilier pour décrire un bien à vendre, mais on s’en fout, on est la pour se branler :p
Peu de temps après notre arrivée dans l’appartement deux autres comparses arrivent Simon et Thomas :
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Simon est un camfriend de Miguel et nous vient d’Australie ! En voyage en Europe il nous fait le plaisir de quelques escales masturbatoires (dont la Paris Jacks plus tôt en juillet). Quarantenaire d’environ 1m85, il est rasé de près il affiche un regard timide bienveillant et une posture réservée. Vous vous en doutez peut être, il est tout sauf réservé lors qu’il branle et cette double facette du personnage en fait un gentleman bator tout à fait délicieux. Il partagera sa chambre avec le charmant Yo.
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Thomas est aussi un ami bator de Miguel et a pris l’avion depuis Düsselforf en Allemagne. Dans les mêmes âges, il est plus trapu et arbore des yeux d’un bleu profond. Il est très sociable et parle quelques mots de français. Vous cherchez un gars prêt à bander/branler/gooner 24/24h 7/7j ? Vous avez votre homme, il bande en un rien de temps et expose un chibre massif veiné, et surtout une paire de balloches..mama, elles sont bien plus généreuses que celles mets dans mon pot mon glacier ! Ce sera mon copiaule pour le séjour.
L’heure est aux discussions et à apprendre à se connaitre, tout se passe de façon très fluide. C’est sans mauvais jeux de mots, promis, nous restons habillés pour l’instant. Et puis, c’est le moment des « surprises » que Mig et Seb dégainent de leur grosse valise ! En amont, sur le groupe telegram pour choisir le cadeau d’anniversaire de Miguel j’avais suggéré qu’on fasse faire une casquette « Miguel Bator’s Friends » ou un truc dans le genre à porter en signe de ralliement au groupe. Eh bien il faut croire que mon frère de branle Mig a eu une idée similaire. Avec Seb, en préparant le séjour, il a mis au point une petite sacoche bien garnie de tout un attirail de goodies du branleur. Bordel de merde…c’est tellement génial ! Floqués du logo Summer Batecation 2025, nous avons chacun une casquette jaune, une trousse, un sac, un gobelet, une paire de chaussette, mais aussi un boxer, un décapsuleur et un bracelet ornés de « Proud bator », des rings. Pour clore la liste de ces cadeaux masturbato-estival, un objet très utile et pas des moindres : un collier avec un support pour attacher une fiole de nos substances inhalatrices préférées. Sacré Miguel ! Il n’a vraiment pas fait les choses à moitié. C’est comme ça que je l’aime mon pote <3
La photo ci-dessous illustre notre panoplie pour le séjour :
https://www.branle-entre-potes.com/member/62787/pictures/view/62794/361526/L’heure tourne et nous approchons des 16h. Il est temps d’aller faire quelques courses pour avoir de quoi boire, grignoter, des écocups, et puis, de quoi se faire un bon petit-déj. Vous êtes peut-être déjà partis en vacances entre potes et retrouvés dans un supermarché avec un cadis pour faire les courses pour la bouffe et surtout l’apéroooo ? Eh bien là c’était exactement la même situation, mais entre potes de branle. J’endosse le rôle de la daronne avec la liste de courses. Dans l’équivalent d’un Liddl, nous trouvons absolument tout, et surtout nous achetons un indispensable au séjour. Au détour d’un rayon je tombe sur un rouleau de sopalin calibre mammouth, qui nous sera bien utile, vous vous en doutez. Sitges est vraiment une ville dans laquelle on se sent bien, tous les commerces sont à moins de 5 minutes du logement. Nous regagnons l’appartement vers 17h et c’est au tour de Steeve de débarquer dans la batecation depuis Heathrow.
Steeve est l’un des organisateurs de la Bator Bro à Londres et nous l’avons déjà vu (et pratiqué…) plusieurs fois :p Il est aussi le créateur de la Strokinut : une alternative à l’Albolène élaborée à partir d’huiles et de cires végétales. Après plusieurs prototypes testés auprès de branleurs, il a mis au point une super formule. C’est un bator avenant et discret qui a dans les 45 ans et en parait quasiment 10 de moins, il a une petite pornstache et un regard malicieux. Enfin, petit détail, les pieds le rendent fou, pour son propre bonheur, mais aussi celui de ses potes !
Steeve a rapporté deux petits cartons avec des pots de Strokinut pour la Batecation ainsi que les versions « mini » portables. Ce sont de petites boites métalliques coulissantes avec de la Strokinut, suffisamment petites pour les glisser dans une chaussette ou bien à attacher autour d’un collier (pratique !). Yo avait mis dans ses bagages 3 pots d’Albolène pour subvenir aux besoins du séjour…que nous avons finalement tous boudé au profit de la Strokinut et de sa nouvelle version « Summer ».
Dans l’appart l’ambiance est cool, détente, chill, la climatisation nous permet d’éviter les 30 degrés qui règnent dehors. C’est l’heure de l’apéro, on ouvre des binouzes, de la sangria, et on coupe du fromage et du ciflard. Alors vous me direz peut être : mais c’est quoi cette arnaque, le gars nous vend un récit de vacances entre branleurs, mais il nous raconte qu’ils vont faire des courses à Liddl ! Rien de vraiment croustillant à se mettre sous la dent pour faire soulever le tissu du boxer (ou slip). Alors, arnaque ?! ou…edging ?! Ah ah. Bon, ce n’est que le premier jour et on vient seulement d’arriver dans l’aprem, on a plusieurs jours pour chibrer.
Il est 18h et nous y voilà, la session masturbatoire inaugurale du séjour s’annonce.
Nous l’appelerons « Branle & sangria », participants : Miguel, Seb, Yo, Thomas, Simon, Steeve et moi, durée : 4h, nombre de giclées : cf. plus bas.
C’est le moment d’installer à notre guise le salon pour la baaate. Chacun rapporte son matos, une quinzaine de poppers jonche déjà la table basse ainsi qu’une dizaine de rings et ballstretcher en silicone et métal. Les pots neufs de Strokinut sont déflorés et répartis dans des endroits stratégiquement accessibles. Pendant ce temps, des serviettes et plaids sont étalés pour protéger canapé, fauteuil et les chaises. On pousse les meubles et décorations inutiles, et quelques chaises sont mises en place pour garantir un cercle de branle où tout le monde pourra admirer ses congénères masturbant. Un fauteuil dans l’entrée fera office d’un formidable trône pour accueillir le séant d’un branleur dans un coin du cercle. L’appartement est doté d’un super grand écran télé pour diffuser du contenu, mais pour cette session, nous nous passerons de support pornographique. Chacun s’affaire pour préparer la salle et se change pour une tenue chillistique et décontractée. Ce sera en short de sport et torse nu pour les uns, ou bien en débardeur tandis que d’autres seront en sous vet t-shirt, ou carrément déjà le chibre à l’air, caressé par les flux d’air de la climatisation. Pour ma part, je suis un peu timide (et d’ailleurs tout le monde de moi se moque de moi quand je dis ça…) alors je vais commencer en short de sport chill et t-shirt. Pour boucler cette installation branlistique, je mets en route mon enceinte pour garantir l’atmosphère auditive de la session. Afin de mettre tout le monde dans le bain, je choisis une playlist electro-chill légèrement « planante » avec des influences orientales et sud-américaines. C’est une playlist que j’utilise souvent et qui convient parfaitement pour de nombreuses occasions. Une des terrasses qui donne sur le salon endossera le rôle de fumoir et permettra de se poser en extérieur.
Je vais peut-être me répéter avec ce que j’ai listé dans mon disclaimer, mais il me sera très difficile de rendre compte par écrit de tout ce qui s’est passé lors de cette session de 4h (et lors des sessions qui vont suivre). Pour celle-ci, j’essaye de réunir mes souvenirs et de me remémorer l’enchainement des actions…et voilà que je commence à bander ahah. Merde, il va falloir que je fasse une pause dans la rédaction pour aller me branler… On a eu un certain nombre de sessions de sturbe durant le séjour et je vais tâcher de ne pas me mélanger les pinceaux. La description de la session vous donnera donc seulement un petit aperçut des 4h que nous avons passés la bite la main. L’ambiance, je crois que vous pouvez déjà vous l’imaginer, 7 branleurs, bien installés dans un salon climatisé avec un set-up, une lumière tamisée, de la musique adaptée. On commence par se caresser par-dessus ou par-dessous le peu de vêtements sur nous. Certains ont déjà la queue à l’air et découvrent (comme des gosses) les hauts pouvoirs lubrificateurs de la Strokinut de Steeve. Sur le groupe telegram chacun s'est présenté auparavant, mais c’est toujours quelque chose que de découvrir en live l’anatomie de ses bros.
La plupart d’entre nous bandent déjà, certains sont encore mi-mous, mais on s’en fout, pas de pression, pas de compette, juste du kiff. Je garde encore le boxer Levi’s que j’avais choisi ce matin là, je trouve toujours presque plus excitant de mater un gars qui bande encore en sous vet (#PetitKink) et laisser la découverte visuelle des chibres petit à petit. Le groupe est sur la même longue d’onde, c’est fluide je dirais même que je commence à ressentir une énergie fraternelle et masturbatoire qui converge dans la pièce. Pour cette première session j’ai choisi le fauteuil, et je confirme il est parfait pour sturber (je veux le même chez moi). Le trio de gars sur le canapé commence à faire mutuellement connaissance avec le paquet de leur voisin, c’est tellement excitant à mater. Pas besoin de vidéo porno quand on a du porn live. Et de surcroit, ce sont les potos qui sont en live. Le groupe débute de premières verbalisations timides et sera très vite encouragé par les acclammations branlistiques de Miguel. Alors forcément quand on ouvre la boite de pandore des vocalises, chacun y met de son gosier, «
broooooo » «
yeaaaah » «
up and down on your peniiis » «
looook to your penis brooooo ». Je ne vais pas tout vous retranscrire, ces moments-là il faut les vivre pour les comprendre. Mais ce que je peux vous dire, c’est que la queue à la main, à verbaliser, la sturbe, on brise très vite la glace avec ses potos. Le peu d’onces de timidité et de gêne qui pouvaient subsister s’évapore instinctivement. Thomas nous expose sa queue massive - qui est aussi sociale que lui – et qui passe de mains en mains. Miguel est le maitre de cérémonie jovial, comme à son habitude, nous l’honorons d’un massage testiculaire et d’un va-et-vient sur son chibre dès que possible. Ça se tâte gaiement les couilles comme dirait l’autre. Ce soir là, Yo est assez discret sur sa chaise, mais sa queue est bien là, et il entame une masturbation mutuelle queue sur queue avec Simon. Ils nous offrent un petit spectacle des plus appétissant. Leurs râles témoignent du plaisir qui dégage de ce frottage pénien. À ce moment-là nous ne sommes pas encore très bruyants, mais je peux vous assurer que l’on entend raisonner une douce symphonie de pénis graissés qui se font astiquer de bas en haut.
On se déplace petit à petit dans une version branle-musicale pour aller mieux faire connaissance avec ses voisins. Et soudain, Miguel donne le la, chacun s’empare d’une bouteille de poppers, et c’est le moment de l’inhalation collective orchestré par le tempo de notre chef fraternel. À ce moment donné, je switche la playlist pour quelque chose de plus « techno » que j’ai spécialement élaborée pour mes sessions de branle. Ce n’est pas (encore) de la techno hard, mais une techno suffisamment rythmée pour encourager la sturbe et s’enfoncer dans notre rut. Désormais les esprits désinhibés, les corps s’enfoncent petit à petit dans une masturbation animale. Ce cœur de bator en rut devient bruyant, râlant, gémissant et verbalisant grâce à la montée des nitrites. Les conventions sociétales s’envolent, et nous ne sommes plus qu'une troupe d'animaux focalisés sur leur pénis qui s’encouragent les uns les autres à poursuivre la danse masturbatoire sur le diapason. Lors du deuxième sniff collectivement coodorné, je suis sur mon fauteuil et j’exhibe mon corps, mon cul, tout en continuant de gooner et de tirer la langue. Ma souplesse incite deux de mes compères à faire de même, la situation est tellement kiffante ! Je n’ai pas pris le soin de le préciser jusque là, mais nous sommes tous des gooners, alors la verbalisation, la langue tirée, baver, s’exposer, ruter, on connait.
La session se poursuit, la sangria coule et nous kiffons notre moment sans trop nous préoccuper de l’heure. Plusieurs sniffages de chaussettes sont en cours pour les amateurs, des duos, des trios se forment. Tout est un peu flou tellement ça part à droite, à gauche, il y a de quoi regarder partout….alors que pour l’instant nous ne sommes « que » 7. De mon côté je fais plaisir aux amateurs de pieds en m’exerçant à une de mes techniques masturbato-podologique (pardon ce jargon commence à me dépasser, je plaide coupable). Je mets en action ma souplesse pour joindre mes pieds autour de la verge turgescente de Steeve et je commence à le branler ainsi en maintenant une cadence soutenue. Pendant ce temps, deux potes plaquent leurs pieds sur son visage, il est aux anges, quel spectacle. Et même si on n’a pas forcément un kink/kiff/fétiche sur les pieds, le tableau qu’il en ressort, et l’énergie dégagée fournissent une situation superbement excitante. Pas de jaloux, tous ceux qui le souhaitent se feront lécher et renifler les pieds par Steeve et par d’autres, haha.
Vous vous en doutez, ce genre de tableau défile tout au long de la soirée, en 4h, avec 7 branlos de tout bord il y a de quoi faire. La session est entrecoupée de pauses sur la terrasse, à poil. L’une des terrasses a l’avantage de donner sur le salon, ce qui permet de ne rien louper de ce qui passe à l’intérieur… D’autres trios, duos, solo se forment, chaque vue est délicieuse. On se branle, on rut, on expose son corps, se gaze au poppers, on graisse sa queue, celle de son voisin et on encourage ses bros pour faire durer le moment. À plusieurs reprises la montée de l’excitation générale porte certains d’entre nous au bord, quelques leaks s’échappent, mais personne ne jouit. Cela fait 4h qu’on y est ! Pas mal pour inaugurer le séjour, non ? Dans le salon, un nuage olfactif qui mélange la sueur, le mâle et le poppers règne. On se regarde, on est tous de gros bators et ça fait un bien fou de ce retrouver entre gars qui vivent et pratique la masturbation avec le même engouement.
À défaut de pouvoir tartiner actuellement de foutre chaud mon clavier, je pourrais vous en tartiner des pages sur cette première session. Mais point trop n’en faut, achevons là. Et non, personne n’a finalement joui, et c’est tout à fait ok. Nous décidons de sortir nous sustenter, ce genre de sport en salon ça creuse. En quelques minutes nous enfilons une tenue décente et nous retrouvons dans les rues de Sitges encore tout transpirant et avec des reliquats de Strokinut entre les doigts. Notre instinct nous conduit dans un restau encore ouvert à 22h. C’est le moment de se rafraichir avec un nouveau verre de Sangria. Nous sommes tous attablés, heureux, mais fatigués. Il est clair qu’entre nos voyages respectifs et une session de 4h dans les dents, il y a de quoi. Merde, si on grille toute notre énergie dès le premier jour, on est pas sortis de l’auberge. Plats médiocres et surtout, longs à arriver (faut-il voir une résonnance ?), nous ressortons du restau encore plus crevés qu’à notre arrivée.
Retour à l’appart, ma montre avoisine minuit, la clim est louable, car il n’y a pas beaucoup d’air le soir. On s’affale tous dans le salon, épuisés. Un sentiment de mi-motivation, mi-flemme règne désormais dans la pièce. Va-t-on va remettre le couvert ? Certains sont en train de s’endormir et d’avoir les paupières lourdes….est-ce que l’appel du chibre sera le plus fort ? 1-2 on la main dans le short, mais sans trop de conviction… Et soudain, ça commence à se gazer….et la magie du poppers opère. Les paupières ne sont plus lourdes du tout et une énergie invisible surgit de nulle part et transcende le groupe! Nos pouls s’accélèrent et c’est repartis comme en 40. On se met très vite à rebander, et à branler. Le mélange de la fatigue, du poppers et l’absence totale de gène entre nous font que l’on goon direct. Ça rale, ça expose son cul, ça edge, chacun y va de sa façon pour teaser et exciter le chibre des voisins. Dans la montée générale de l’excitation, trois d’entre nous finissent par jouir au bout d’une heure. À chaque giclée de foutre d’un poto, c’est l’acclamation générale du groupe et puis surtout, des rires de joie. Ce sont des rires naturels et profonds, c’est de la joie pure de voir son pote gicler, c’est incroyable comme moment. Aujourd’hui en y repensant, je pense que nos rires de joie sont une forme d’expression mature et collective du sentiment de compersion que l’on a réussir cultiver pendant le séjour. Quand je vous écris ces lignes précisément, j’ai tout simplement le smile qui ressurgit sur mon visage, par le fait de repenser à tous ces rires et ces moments de joie masturbatoire. Vivez-le, je vous le souhaite à tous.
Miguel, Simon, Thomas et moi n’avons toujours pas juté. Et si on allait tester la terrasse du premier étage ? Aussitôt dits, aussitôt faits, nous nous installons par terre et sur deux transats, avec un peu de poppers et un pot de Strokinut. Et voici que débuta la première session de ma vie de branle collective sous les étoiles et la lune. Je recommande l’expérience, vraiment. Le ciel est dégagé, la lune est presque pleine. La lumière qu’elle pose sur nos corps fatigués et transpirant est presque hypnotisante. Nous sommes au-delà d’une lumière tamisée, c’est une ambiance lunaire et chibresque à la fois. Le sol n’est pas hyper confortable, mais on s’en fout. La queue à la main nous continuons nos va et vient. Petit changement néanmoins, nous devons activer le mode silencieux. Il est plus d’une heure du matin passée, nous sommes sur la terrasse extérieure et nous ne pouvons pas beugler comme des veaux au clair de lune. Quand je repense à ce moment, il y a une certaine esthétique contemplative qui m’envahit. J’avais une mi-molle dans les mains, et je m’astique, totalement allongé au sol en regardant la voie lactée. Je suis crevé, mais ce moment est presque hors du temps. J’aimerais pouvoir écrire des lignes et des lignes pour essayer de figer au mieux dans les mots ces 15 minutes sous la lune. J’ai même cru que j’allais finir par prendre un coup de lune sur le gland (
attention ceci est message de prévention de l’assurance maladie). Mes comparses jutent, toujours en mode silencieux et on rit (aussi) en mode silencieux. C’est à mon tour d’expulser la semence chaude et libératrice du premier soir. C’est assez difficile pour moi de juter sans faire de bruit alors je m’efforce de plaquer ma propre main sur ma bouche pour limiter les dégâts pour le voisinage.
Quelle première journée bordel !